Published On: sam, Août 15th, 2026

Khadija Debbagh Parcours de combattante

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Aujourd’hui, nous ne célébrons pas un simple anniversaire. Nous célébrons une trajectoire, une leçon de vie gravée dans le marbre du temps. Celle de Khadija Debbagh, née en 1966, qui a fait de chaque décennie une révolution silencieuse contre les obstacles et les certitudes établies.

 La promesse des sciences: En 1987, elle décroche son baccalauréat en sciences physiques avec une mention qui laissait entrevoir un avenir radieux dans l’univers des laboratoires. Quatre ans plus tard, en 1991, elle valide sa licence en physique du solide. Une consécration pour cette jeune femme passionnée, avide de percer les mystères de la matière. Mais 1991 fut aussi l’année d’un autre engagement, tout aussi fondamental : celui du mariage. Loin d’être un renoncement, ce tournant familial deviendra le moteur d’une résilience hors du commun. Devenue mère de trois enfants, Khadija jongle avec une élégance rare entre les couches, les devoirs scolaires et les équations, sans jamais éteindre sa soif d’apprendre.

La longue traversée du désert: Pendant près de dix ans, le chemin sera chaotique. Le rêve d’un poste dans l’enseignement ou la recherche se heurte aux réalités administratives et aux contraintes familiales. Mais Khadija ne plie pas. En l’an 2000, après un combat acharné de plusieurs années, elle intègre enfin la fonction publique. Fonctionnaire, certes, mais chercheuse dans l’âme. Pendant vingt ans, elle servira l’État avec une rigueur exemplaire, tout en nourrissant en secret une idée folle : celle de retrouver le chemin de l’université. Pendant 20 ans, elle sert l’État avec rigueur.

La renaissance juridique: à un âge où beaucoup songent à la retraite, Khadija, elle, s’inscrit à la faculté de droit. Elle y retrouve les bancs de l’amphi avec une soif intacte. Elle décroche une nouvelle licence, puis un master avec brio, à l’âge de 60 ans.

Le regard de l’ancien professeur: Aujourd’hui, en ce 14 août, c’est avec une émotion profonde que je prends la plume. Je fus son professeur de collège, au collège Alhidaya Alislamiya de Safi. Je revois encore l’élève sérieuse et curieuse qu’elle était. Voir cette jeune fille devenue une femme accomplie fonctionnaire, mère aimante, et désormais juriste me remplit de fierté.

Khadija, tu as inversé la courbe du temps. Tu nous as prouvé qu’on peut être scientifique le matin, juriste le soir, et mère dévouée toute la journée. Mais cela ne m’étonne guère, car je sais que tu as derrière toi un mari qui n’a cessé de te pousser vers l’avant, un véritable pilier dans cette aventure.

Alors, en ce jour qui t’est cher, je te souhaite un joyeux anniversaire. Que cette nouvelle année qui s’ouvre soit celle de l’aboutissement. Et sache que je suivrai avec admiration ton prochain défi : le doctorat. Si quelqu’un peut allier la rigueur du solide à l’équité du droit, c’est bien toi.

Bon vent, Khadija. Et merci pour cette magnifique leçon de persévérance.

 

Témoignage de ton Ancien professeur Aboufariss Aboulkacem,

ancien professeur au collège Alhidaya Alislamiya Safi.

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