Published On: mar, Oct 15th, 2019

Valérie Trierweiler dissèque le métier de journaliste

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Rennes : de Mustapha Jmahri.

Journaliste politique et ex-compagne de François Hollande, elle était tellement connue en France que Philippe Lemoine, rédacteur-en-chef adjoint de Dimanche Ouest-France, n’a pas jugé utile de présenter Valérie Trierweiler à l’assistance venue au siège dudit journal le lundi 7 octobre 2019 à l’occasion de la cérémonie de signature de son livre « On se donne des nouvelles ».

Ce nouveau livre, paru dans les éditions Les Arènes, est un recueil des grands reportages de la journaliste publiés dans Paris-Match, et d’autres articles ajoutés, sélectionnés par elle-même à travers ses trente années de carrière. C’est également un livre où, dit-elle, « je me raconte aussi.

Ainsi le présentateur a-t-il commencé illico par poser à l’écrivaine-journaliste une série de questions qu’il avait préparées pour la circonstance. Dans l’ensemble il s’agissait de questions diverses sur son parcours, son point de vue sur la scène politique française, sur le métier de journaliste et sur ses projets futurs.

Après avoir parlé de sa famille, des péripéties de son parcours, de la politique française, des « grands fauves » de la politique et de l’art, de son implication dans une association de solidarité, Valérie Trierweiler est revenue, plusieurs fois dans cette séance, au métier de journaliste confronté à la réalité mouvementée d’aujourd’hui.

Valérie Trierweiler considère que « le journalisme est un beau métier » et qu’elle y est venue, au début, par hasard en intégrant un journal français avant de devenir journaliste politique à Paris-Match. Mais elle aime surtout le journalisme de terrain qui permet une confrontation avec le réel. Ainsi préfère-t-elle constater sur place la réalité plutôt que de rester au chaud dans sa rédaction à attendre les dépêches des grandes agences de l’information. Au lieu, dit-elle, « de regarder un documentaire sur la pauvreté dans une salle noire climatisée, j’aime ouvrir les yeux sur ce qui m’entoure à Paris où dans la rue on peut rencontrer facilement des SDF ». Elle constate également que c’est un métier qui a évolué et qui a changé avec le développement de la société actuelle, les nouvelles technologies, les chaines d’info en continu, les réseaux sociaux et internet et donc, d’après elle, il y a mille façons de faire le journalisme. Elle déplore que certains journalises ne quittent jamais leur bureau alors que d’autres s’exposent aux dangers pour informer les lecteurs et enrichir, en quelque sorte, la société démocratique. Dans ce dernier cas elle a cité son collègue Fred resté dans le coma, un certain temps, après avoir été touché en Afghanistan. D’autres confrères, ajoute-elle, sont restés cabossés après avoir été témoins de choses atroces notamment au Rwanda où des gens furent assassinés à la machette devant les yeux du journaliste horrifié.

Née le 16 février 1965 à Angers en Maine-et-Loire, Valérie Trierweiler est membre de la rédaction de Paris-Match. Parmi ses autres ouvrages déjà parus chez les éditions Les Arènes : « Merci pour ce moment », et « Le secret d’Adèle ».

 jmahrim@yahoo.fr

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