« LE TEMPS EST SUSPENDU A EL JADIDA ! »
Le temps est une durée dans laquelle se succèdent les événements, les secondes, les minutes, les heures, les jours, les nuits, les semaines, les mois, les années, les décennies, les siècles… Le temps passe vite. Combien de temps reste-t-il ? Chaque chose en son temps. Le temps des vacances. Il fait beau temps. A temps, au moment venu. Avec le temps, peu à peu. De temps en temps, quelques fois. De tout temps, toujours. En même temps, simultanément. Tout le temps, toujours, continuellement…,
Je n’ai pas trouvé mieux que le dictionnaire comme prélude, non pas à une œuvre musicale, mais tout bonnement à mon histoire avec le temps ! Oui le temps passe… Pour moi, avec ma ville natale El- Jadida ; le temps s’est arrêté me semble-t-il au moment où l’horloge minaret aux quatre faces de bureau arabe s’est figée à une heure fixe…Et ce, depuis un demi –siècle environ si je me fie à mon âge comme repaire ! Et ceux de ma génération, qui comme moi, descendaient vers la plage, le seule poumon de la ville, à l’époque, peuvent le confirmer…Effectivement tous les jeunes audacieux des quelques quartiers populaires qu’on comptait sur les bouts des doigts dans les années 60 ! Une fois « débarrassés » du cartable, j’allais dire, la fameuse « choukara » qu’on hérite du frère ainé ; on prenait le chemin de la plage pour sûrement nager mais aussi pour disputer des matches de football inter quartiers. La plage était le vivier et du RACHAD et du DHJ, les deux clubs de football d’El-Jadida affiliés à la fédération. Ce souvenir me rappelle feu Boukri. L’homme qui dénichait les jeunes footballeurs pour le DHJ. C’était aussi, l’entraineur des juniors et un excellent arbitre de football…Pour se situer dans le temps, on ne posait pas la question classique aux filles «akhti, chahle hadi fi sa aa ? » mais on jetait un œil, tout en courant, vers la plage sur la grande montre de la poste suspendue à l’entrée principale…Une fois, la poste dépassée, on se référait à l’horloge du bureau Arabe pour savoir exactement si on est à l’heure du match où feu Abderrahman Oubi, un grand pêcheur de poissons mais aussi un bon arbitre de football. Ce dernier ne tolérait aucun retard… Avec le temps, comme chantait Léo Ferré, tout s’en va… Mais le temps est toujours suspendu à El-Jadida sur l’horloge que vous connaissez !


















