SIDI BENNOUR: L’économie de la région est en passe de devenir compétitive
Une unité sucrière qui canalise 200 M DH pour porter sa capacité de production de 8.000T/J à 12.000T/J en 2013.
Une cimenterie en perspective pour la réalisation de millions de tonnes par an.
Avec, la faveur d’une pluviométrie exceptionnelle, une production céréalière de plus de 5,5millions de quintaux et des investissement générés dans le cadre du plan Maroc Vert (PMV) qui atteignent 12 MM DH pour commencer à financer les premiers des 75 projets de développement qui devrait produire des milliers d’emplois.
Grâce à ce plan le « panier de production » sera porté de 6 MM DH à 22 MM DH, étant donné les riches potentialités de la région à vocation agricole. D’autant plus que pas moins de trois contrats programmes ont été déjà signés, concernant les filières des agrumes, de la viande blanche et de la betterave sucrière.
Un premier regard sur les évolutions du secteur agricole sur la région remet cependant le curseur dans l’autre sens, celui de l’urgence, l’urgence de réformes dans l’organisation de l’agriculture, dans le sens de la préservation de l’agriculture vivrière et de l’efficacité de la petite paysannerie, car se sont les gens de la campagne, les paysans qui sont les plus concernés, faute de pouvoir nourrir leurs familles, risquent d’accélérer, l’exode rurale et la bidonvilisation.
Véritable feuille de route pour l’agriculture marocaine, le Plan Maroc Vert « PMV» vise essentiellement à promouvoir une agriculture à haute productivité et à haute valeur ajoutée et une mise à niveau solidaire à travers l’investissement.
La région des Doukkala semble déjà au cœur du PMV, le bilan de la saison 2011 2012 a été marqué par des investissements forts importants.
Pour ce qui est de la valorisation du produit agricole de la région notamment la betterave sucrière, la région est entrain de se redresser pour bâtir une économie organisée et saine, mettant à contribution tous les atouts et tous les leviers de développement qui s’offre à elle. Il s’agit notamment de l’investissement public, de l’initiative privée… tout cela a été déclenché et encadré, permettant à la région de se préparer à entrer de plain-pied dans le grand et ambitieux projet de la régionalisation qui se profile à l’horizon, avec la mise en place de partenariats de réformes fondés sur des agrégations de projets. C’est dans cet esprit que la région est en passe de devenir moderne et compétitive pour promouvoir le développement socio-économique. Le plus grand défi, c’était de trouver le financement nécessaire et d’en repérer les sources potentielles, étant entendu que le déploiement des ressources de l’Etat – pour importantes que celles-ci puissent être, ne peut porter les fruits escomptés – que si le secteur privé s’implique dans ce chantier avec ses investissements solidaires et productifs.
Les importantes réalisations accomplies jusqu’à présent sont une source de motivation pour avancer avec une plus grande célérité et d’avantage d’efficacité : car il s’agit d’un chantier majeur et vital, d’un processus ardu qui nécessite un travail de longue haleine, une large concertation et un partenariat fructueux marquent le secteur de l’industrie sucrière dans la région qui s’ouvre des perspectives d’autant plus porteuses qu’il faut, avec le lancement de nouveaux sillons de croissance pour les sucreries et raffineries de l’usine COSUMAR Sidi Bennour, qui connaît aujourd’hui une mise à niveau plurielle, amélioration des performances au niveau agricole, canalisation des investissements vers des emplois productifs ainsi que la modernisation de l’outil industriel.
En 2009 c’était un plan de développement qui aura été peaufiné pour tirer vers le haut les performances agricoles et industrielles, notamment l’augmentation de la productivité. Sur ce registre justement, il a été lancé la mécanisation des semis, et la création de sociétés pour la mécanisation intégrale de la culture.
Sur le plan industriel, l’investissement est autrement plus conséquents puisqu’il a été canalisé pour la seule période 2009/2010, la mise à niveau de l’outil industriel avec passage en blanc de la sucrerie de Sidi Bennour et permettre la réalisation d’une station de traitement des eaux usées Comme il a été également prévu d’assurer la production de sucre pain mécanisé au mois de décembre 2009 avec l’extension de la capacité de traitement à 8.000 T/J extensible à 12.000 T/J en 2011.
Autant d’actions qui devraient donc contribuer à préserver certains acquis de cette société qui a été dans un passé très récent, presque en situation de « corde raide ». Du fait de la persistance de certains intérêts catégoriels. Les résultats des campagnes 2009 et 2010 avec une production globale de 44.000 tonnes de betteraves par an, avec une progression de plus de 30%. Ce qui fait que la richesse a caracolé en hausse de 17,5% (intégrant la pulpe sèche et les feuilles de betteraves) constituent des preuves irréfutables de la bonne santé du secteur sucrier dans la région qui promet beaucoup dans l’avenir.
Reste bien sur que l’accès à ces nouveaux sillons de la croissance a été rendu possible grâce à la mise en branle d’une batterie de mesures appropriées.

















