Le PPS reste fidèle à ses alliances et à ses constances
Benabdallah à l’Espace cadres du PPS
L’espace des cadres du PPS a organisé, vendredi dernier à Casablanca, une rencontre sur «la situation politique actuelle : défis et enjeux des réformes». Cet événement a été couronné de succès tant sur le plan de la qualité des interventions qui l’ont émaillé plusieurs heures durant, que par le nombre et la variété de l’assistance qui a participé à cette rencontre.
Trois ministres du Parti du progrès et du socialisme étaient invités pour animer ce débat. Ouverture de Mawazine oblige, Mohamed Amine Sbihi a été chargé par le secrétaire général du parti de sacrifier l’activité partisane au profit d’un événement culturel d’envergure non seulement nationale mais aussi internationale. Avec El Houssaine Lourdi, ministre de la Santé, Nabil Benabdeallah, ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville aura la responsabilité d’animer cette rencontre, magistralement modérée par la militante et enseignante universitaire Hasna Kejji. Devant un parterre de plusieurs centaines de personnes, composé de certains membres du bureau politique, du Comité central, des élus et des militants du PPS, ainsi que plusieurs personnalités de la société civile, dont le doyen Mohamed Mjid qui a tenu malgré le poids des ans à être présent à cette rencontre, Nabil Benabdallah a prononcé un discours dans lequel il a présenté un topo grandeur nature de la situation économique, mais surtout politique qui prévaut actuellement dans le pays. Il s’est même livré à un jeu ludique de questions-réponses, animé par le journaliste et chroniqueur indépendant, Mohamed Laroussi, pour répondre sans complexe aux tenants et aboutissements du rififi politique que certains partis ne cessent d’alimenter pour mettre les bâtons dans les roues de l’actuelle coalition gouvernementale. Malgré ce charivari politique, le secrétaire général a réaffirmé que le PPS reste fidèle à ses alliances et à ses constances : démocratie, intérêts suprême de la nation, réformes conformément au référentiel du parti.
Il faut reconnaitre que le thème choisi par cette rencontres des cadres du PPS est d’autant plus d’actualité que l’échiquier politique national est actuellement traversé par plusieurs événements concomitants, dont le seul objectif est de gêner le travail de l’actuelle équipe gouvernementale. Pourtant, le Maroc, résolument en marche sur la voie démocratique depuis l’avènement du nouveau règne, vient de se doter d’une constitution révolutionnaire qui ouvre désormais la voie à la mise en œuvre d’une monarchie parlementaire au Maroc. Tout parti qui arrive en tête des élections législatives sera désormais automatiquement désigné par le Roi pour former et diriger le gouvernement. A lui seul, ce grand acquis qui aurait dû servir à normaliser la scène partisane semble au contraire déranger ceux qui ne s’en tiennent ni aux urnes, ni à la confiance du peuple, ni à leur véritable poids politique, mais à leurs seuls intérêts étroits. S’ensuit une de fuite en avant où la politique d’un «pied dedans, un pied dehors» est un leitmotiv qui ne date pas d’aujourd’hui, comme l’a clairement expliqué le leader du PPS.
Inscrire l’action du ministère dans un cadre de management participatif La reforme du secteur de la Santé est une affaire de management, a affirmé le ministre de la santé, Houssein El Ouardi, vendredi 24 mai à Casablanca, lors de la rencontre débat organisée par l’Espace cadre du PPS à Casablanca.
Sans sombrer dans une approche nihiliste, le chef du département de tutelle a reconnu les efforts et le travail remarquable effectués par les gouvernements précédents. Toutefois, le secteur se trouve toujours confronté à un certain nombre de difficultés et souffre de défaillance systémique, a-t-il fait remarquer.
La réforme de ce secteur exige d’abord une stratégie intégrée, a précisé le ministre, tout en soulignant que celle-ci émane de la vision du PPS de la Santé. Fidèle à son style, il a affirmé que sa première priorité est le repositionnement institutionnel du ministère. Ce dernier, ne devrait pas être, planificateur et régulateur à la fois, il devrait uniquement concentrer ses activités sur la pratique médicale et aux métiers de soins. Dans cette optique, le ministre a fait allusion à la banque européenne d’investissements (BEI) qui a mobilisé environ 60 millions de dollars pour la construction de 16 hôpitaux et qui devraient voir le jour en 2010. Malheureusement, on est en 2013 et aucune de ses structures médicales n’a été construite, a-t-il déploré. Cela relève de l’illogique, a-t-il martelé. D’où la nécessité de tisser des partenariats public-privés pour booster le secteur. En d’autres termes, l’action est publique et la gestion est privée, a-t-il souligné. Le ministre a donné dans ce sens l’exemple de certains centres de dialyse qui fonctionnent à merveille grâce à ce partenariat. Cet axe constitue le deuxième élément de la stratégie de la reforme du secteur. Le troisième axe, non moins important, celui de la valorisation des compétences. Il a ainsi mis l’accent sur la nécessité de la mise en place d’un référentiel des emplois et des compétences, outils indispensables pour la valorisation et la gestion des ressources humaines. Toutefois, le ministre a loué les efforts respectables et considérables déployés par l’ensemble du staff médical pour concrétiser les objectifs du ministère. Reste à savoir que le Maroc accuse d’un déficit énorme en matière de compétences, soit 7000 médecins et 9000 infirmiers. Le quatrième axe porte sur la régionalisation. En termes plus clairs, la réussite de la stratégie est tributaire de l’implication des acteurs locaux : partenaires sociaux, élus, staff médical régional, a-t-il indiqué. Le but escompté est d’inscrire l’action du ministère dans un cadre de management participatif. S’agissant du cinquième axe, le professeur a souligné la nécessité de la réussite du système RAMED. Il est vrai que ce régime contient quelques failles liées principalement aux problèmes de la gouvernance, a-t-il reconnu, mais cela n’a pas empêché l’Etat de faire des efforts immenses pour offrir des soins de qualité et mettre les médicaments à la disposition des citoyens. Chiffres à l’appui, El Ouardi a indiqué que l’enveloppe mobilisée pour l’achat des médicaments a passé de 670 millions en 2011, à un milliard en 2012 avant d’atteindre 2,4 milliards de DH en 2013.Concernant le sixième axe, le ministre a souligné l’importance de la structuration des urgences et la mise en place des petits hôpitaux mobiles. En fin, il a révélé l’ambition de son département de prendre en charge les malades mentales indiquant dans ce sens que l’Etat a procédé à l’achat des psychotropes de 3 ème génération en mobilisant une enveloppe s’élevant à 35 millions de DH.
By: Albayane

















