EL FATH DE SIDI BENNOUR By : A. Belcadi
Dans un entretien accordé au journal le Matin, M .Mohammed Zanati nouveau président d’El Fath de Sidi Bennour, dévoile en fin connaisseur, les difficultés, les entraves et les incompétences des gestionnaires de la balle ronde. Il nous livre également des propositions pour améliorer une situation difficile.
Le Matin : A l’approche de l’entame du championnat de football groupe amateur 1 , quel constat en faites-vous?
Mohammed Zanati: Il est certain que le football Marocain se trouve aujourd’hui, comme le sport en général dans notre pays, à la croisée des chemins. Il faut dire que la gestion de ce secteur, longtemps négligée, laisse à désirer. On ne peut pas faire décoller le foot marocain lorsque l’on accepte de faire subir à nos joueurs des déplacements parfois de 1800 kilomètres durant un week-end. C’est inconcevable. C’est inhumain. La formule adoptée et la stratégie d’émancipation de ce secteur ne sont pas adéquates et ne prennent pas en considération la réalité des clubs qui souffrent le martyre pour joindre les deux bouts. C’est injuste. Il va sans dire que les subventions octroyées aux clubs ne couvrent même pas les dépenses de déplacements surtout que la plupart des clubs sont démunis.
Pour cette saison, on a beaucoup parlé de la formule à adopter pour le championnat. Qu’en pensez-vous?
Le championnat du groupe amateur 1, sous la formule actuelle, n’a rien apporté de nouveau par rapport au championnat régional qui se jouait à travers les Ligues auparavant. Il suffit de voir le niveau de notre équipe, toujours éliminée aussi bien lors des éliminatoires de la Coupe du trône.
Vous parlez de subvention alors que la FRMF accorde un soutien financier spécialement destiné à émanciper le foot ball dans notre pays.
Vu les efforts de la FRMF et les avantages qu’elle accorde aux clubs qui lui sont affiliées pour le développement du foot à travers le Royaume, je ne comprends pas pourquoi la FRMF n’arrive pas à mettre en œuvre une politique pour relancer ce secteur. Cependant, certaines mentalités rétrogrades et certaines incompétences, il faut le dire, constituent une entrave à l’émancipation de notre football qui a brillé à ses débuts grâce aux efforts des dirigeants des clubs mais le soutien fédéral n’a pas suivi.

















