Bibliotram : Une idée originale d’une jeunesse responsable
Le nom JLM Fsjes n’est plus méconnu dans le milieu du bénévolat ces derniers temps, une équipe de jeunes étudiants qui mènent le flambeau de l’innovation et donne l’exemple de responsabilité et citoyenneté que nous devons chaleureusement saluer. Bibliotram, une idée simple et concrète, visant à instaurer des petites bibliothèques (contenant des livres, romans, magazines…) à l’entrée et les différents compartiments du fameux tramway de Casablanca ! que plus tard fera aussi l’objet des stations d’arrêt.
Cette initiative en partenariat avec Casa tramway, qui a tout le mérite de notre estime, sera l’action par laquelle ces étudiants dénonceront la réalité amère, qu’a chaque fois nous y pensons, nous somme écœurés . Un constat alarmant, confirmé par les statistiques du Centre des Etudes Sociales, Economiques et Managériales (Cesem) publiées dans sa revue Economia (fév. 2010) : Chaque Marocain(e) dépenserait en moyenne 1 dirham par an dans l’achat de livres alors que la moyenne mondiale est d’environ 25 DH.
«Le citoyen arabe passe 6 minutes à lire par an tandis que l’Européen passe 12.000 minutes de moyenne par an… » disait Mohamed Berrada le fondateur de Sapress. C’est inconcevable.
Une situation de rupture entre le marocain et la lecture, que malheureusement s’est aggravées ces dernières années, avec l’émergence de nouvelles technologie de l’information et de communication, pour lesquels on a vu les marocains faire le saut et l’engouement, et que certain responsables essayent de rendre comme seul coupable. Certes, les réseaux sociaux par exemple représentent le phénomène en vogue face à la lecture en déclin, mais ne sont en aucun cas la principale cause.
En plus de la prévalence de l’oralité sur l’écrit qui caractérise le patrimoine culturel marocain depuis toujours (hajjaya, halka, la psalmodie, croyances publiques …etc.), le système d’enseignement où la lecture est considérée comme étant une contrainte scolaire, et dont l’étudiant reste passif avec des cours magistraux, celui-ci au coté d’autres interventions et solutions infructueuses (ex : plan d’urgence …) a prouvé mainte fois ses limites, et fait face à de malheureux échecs que continue d’accumuler.
Comme ces jeunes motivés et déterminés, beaucoup ne sont pas satisfaits d’une telle conjoncture contradictoire, où l’analphabétisme ne cesse de se rabattre , et l’activité culturelle qui connait un essor son précédant, à l’image du salon de livre ( Casablanca, Tanger…) et les festivals de cinémas, de musiques qui fleurissent partout au Maroc, alors que la lecture est toujours mal au point, un handicape.
C’est ainsi, que cette jeune association fait preuve d’une prise de conscience, en contribuant par ca manière au développement humain tant évoqué ! avec cette action de sa modestie et parmi d’autres, s’occupera d’inculquer ce que les programmes officiels jusqu’a maintenant ont manqué de faire : L’ENVIE et la volonté de lire , exhorter les marocains vers une vertu dont les bienfaits continuent de plus en plus d’être ignorés.
La Bibliotram est alors, un appel vers la revalorisation de la lecture dans un pays où la lecture était le privilège de la seule classe aisée (Bourgeoise).
Le tramway de Casablanca, court où long soit son trajet, sera désormais en plus d’un moyen de transport, une incitation à s’instruire, se cultiver, un lieu d’épanouissement culturel.
Le soutien et l’encouragement d’une telle action par tout les acteurs de la société civile et les responsables des affaires publiques, est plus qu’une nécessité afin que celle-ci connaîtra le sucées.
Un pays développé, ne peut émaner que d’une société cultivée.
Finalement, il ne s’agit que d’accomplir un devoir religieux, admirez ce que nous dit le saint coran : « Lis au Nom de ton Seigneur…»
EL YOUSFI Lhassane
Responsable des Relations Publiques à Sound Academy
















