Published On: mer, Nov 11th, 2015

Quelle image de l’ngratitude monstre au cœur de marbre envers Michel Amengual !

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Après la mort, on oublie presque entièrement les défunts. C’est le cas du journaliste français Michel Amengal. L’ami de tous .Il aimait bien que l’on appelait le jdidi, le doukkali .Il a choisi le Maroc et El Jadida en particulier pour y finir ses jours.

Michel Amengual  est décédé  le 30 septembre 2013 à ElJadida, la ville qu’il a beaucoup aimée  et dans laquelle il a choisi d’y être enterré.

Après  sa disparition, il y a deux ans ,notre journal  a voulu voir si  ses amis  ont tenu à leur promesse. Ils avaient promis  de créer une association  qu’ils appelleront  »l’Association des amis de Michel Amengual »

Voici ce qu’ils ont décidé à sa maison  à Sidi Bouzid lors de la 40ème journée de sa disparition: ( Suivez ,regardez attentivement  cette vidéo)

Les amis de Michel ont dit: »Nous ouvrons la porte pour nommer 4 ou  5 personnes qui dirigeront cette association… »

Cette porte n’a jamais été ouverte.Peut être qu’elle était enterrée avec le défunt.

Suite à une crise cardiaque le journaliste français Michel Amengual s’éteint le 30 septembre 2013 à ElJadida, la ville qu’il a beaucoup aimée.Après quelques années passées dans l’enseignement à la fin de ses études universitaires, Michel Amengual a opté, en 1960, pour le journalisme, d’abord comme chroniqueur littéraire, (radio et presse écrite) puis, comme Grand Reporter en politique internationale, au sein de l’ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française), puis à Radio France Internationale (R.F.I) et la télévision France 3. Il a, à ce titre, voyagé dans un très grand nombre de pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Il a également collaboré à diverses revues …Il a été appelé, durant sa carrière et notamment après l’indépendance des pays africains, à apporter son concours auprès de nombreuses radios et télévisions africaines, comme formateurs de journalistes ou comme conseiller auprès de Directeurs de Radio. Ce qui lui a permis de fréquenter, presque au quotidien, des hommes d’état exceptionnels comme Léopold Sédar Senghor, Abdoulaye Wade, les deux présidents successifs du Sénégal, Félix Houphouet-Boigny, de Côte d’Ivoire.Il a également été conseiller du Président de la République Islamique des Comores tout en assumant les fonctions difficiles de Directeur de la Radio de ce pays que l’on a appelé « l’archipel des Sultans batailleurs ».

En 1984, il a été nommé Directeur de l’Université Radiophonique et Télévisuelle Internationale (URTI), Puis en 1990, et jusqu’à fin 1999, il a été Directeur Adjoint des Relations Internationales, à la Présidence du Groupe France Télévision (France 2, France 3, TV5…).

Michel Amengual a créé, dans le cadre de ses fonctions à l’URTI, le Grand Prix International du Documentaire de Création décerné chaque année à l’occasion du festival de Télévision de Monte-Carlo, sous l’égide du Prince Albert de Monaco. Il y a créé également le prix Jeune Télévision, destiné à récompenser, lors de ce festival, une œuvre télévisuelle d’un pays en développement.

Dans le cadre de ses fonctions au sein de France télévision, il a également été membre du Comité de soutien aux œuvres cinématographiques mis en place par l’Agence Internationale de la Francophonie, que préside actuellement M. Abdou Diouf, et à ce titre, il a pu contribuer au financement de films de grands cinéastes (Youssef Chahine, Sembene Ousmane, etc…, pour ne citer que quelques-uns des plus connus).

Yasser Arafat avait choisi France Télévision pour créer la télévision pour le peuple palestinien et Michel Amengual s’enorgueillit d’avoir été désigné pour mener les premières négociations qui ont permis de lancer les premiers jalons de cette télévision, avec un financement par l’Union Européenne, depuis l’achat du terrain et la construction des locaux à Ramallah jusqu’à la formation des premiers personnels de la télévision palestinienne. Il se dit heureux d’avoir ainsi contribué à donner à ce peuple, lors des premiers pas de l’Etat palestinien, un miroir de sa société et de son identité au travers de sa télévision

Michel Amengual également apporté, au nom de France Télévision, une contribution significative au développement des télévisions africaines : soutien logistique, fourniture de matériels et de programmes, formation de personnels (cameramen, journalistes, monteurs et techniciens…), tout comme il l’avait fait auparavant en tant que Directeur de l’Université Radiophonique et Télévisuelle Internationale. Il avait d’ailleurs à ce titre-là initié un accord avec l’Unesco pour faciliter la diffusion gratuite de programmes culturels en faveur des télévisions des pays en développement.

Au lendemain de la chute du mur de Berlin, il organisé la première conférence de toutes les télévisions de l’Est et de l’Ouest, que la guerre froide avait séparées et divisées et qui se sont ainsi retrouvées pour la première fois dans l’histoire de l’audiovisuel, sous les auspices de l’Unesco
Il a également organisé en 1998, le sommet de toutes les télévisions des pays ayant la langue française en partage et la rencontre s’est déroulée dans le plus grand temple européen de l’image et du son : le Futuroscope, de Poitiers, avec le soutien majeur du Président du Sénat d’alors.

Il s’est installé à El Jadida (Sidi Bouzid) en 2001, et gràce à sa riche expérience de journaliste professionnel, ses intelligences multiples et sa courtoisie il a vite noué des relations avec différentes souches sociales et culturelles. Passionné pour la préservation des monuments historiques et des traditions, qui sont les véritables miroirs d’une nation, et c’est pourquoi il tente d’apporter sa contribution à la promotion du patrimoine historique et culturel de la province des Doukkala.

– Membre honorifique de l’association des Doukkala.
– Président d’honneur de l’Association des Fauconniers.
– Journaliste retraité, Michel Amengual a continue d’apporter sa collaboration à plusieurs revues et journaux marocains et étrangers.

Il a publié :
– Une Histoire de l’Afrique est-elle possible ? : entretiens. Préface Sedar Senghor, Nouvelles Éditions africaines, 1975.
– El Jadida, capitale des Doukkala,
– Voyages en Doukkala de L’Antiquité à l’Indépendence, Editions Afrique Orient, 2013.
Adieu notre bel ami Si Michel! – See more at: http://www.eljadida.com/actualite_news_el_jadida/michel-amengual-n-est-plus-a5191.html#sthash.ZvfQB7LG.dpuf

NB:

Lors d’une tournée  au cimetière européen d’El Jadida, mon attention fut attirée par une tombe pas comme les autres. Une tombe  avec une  épitaphe  écrite en arabe . Les phrases écrites étaient les mêmes que celles écrites sur les tombes des musulmans.

Cette tombe unique de son genre était  celle du feu Michel Amengual. Qui, avant sa mort, avait rédigé un testament qu’il avait transmis à l’un de ses proches et sur lequel il a laissé  plusieurs recommandations parmi lesquelles  cette écriture en arabe.

michel epitaphe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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