Elections. Le PPS va faire une campagne de contact direct avec les électeurs
Plus de 10.000 candidats sont en lice pour incarner un seul mot: «Al Maakoul». Début de campagne àTémara.
Le Parti du Progrès et du socialisme (PPS) lançait officiellement, samedi 22 août à Temara, sa compagne électorale en vue des régionales et communales prévues début septembre.
Une centaine de partisans PPS s’étaient donné rendez-vous, le matin du 22 août, devant le siège du parti à Temara, pour assister au lancement, par leur secrétaire général Nabil Benabdallah, de la compagne électorale officielle en vue des échéances du 4 septembre.
Événement auquel ont pris part des membres du gouvernement issus de la formation socialiste, à l’instar de Houcine El Ouardi, le populaire ministre de la Santé, de Mohamed Amine Sbihi, ministre de la Culture ou
d’Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi et des Affaires Sociales, mais aussi des figures emblématiques du parti telles que Khalid Naciri, ex-porte parole du gouvernement. Un PPS aux ambitions clairement affichées
Une compagne aux airs de marathon que le parti a choisi d’amorcer par une longue marche dans les rues de Temara. D’ailleurs, il en sera ainsi dans les prochains jours, et ce, dans les quatre coins du Royaume. Ainsi d’après Nabil Benabdallah, le PPS a couvert 100% du territoire marocain et plus de 70% des communes. Le secrétaire général affiche sans détours les mbitions de son parti qui, pour mettre toutes les chances de son côté, n’a pas lésiné sur le nombre des candidats présentés. Selon les chiffres officiels du Ministère de l’Intérieur, plus de 10.200 candidats ont été présentés par le PPS, soit plus du double par rapport à 2009. «Nous espérons convertir le nombre important des candidats en nombre important d’élus. Ainsi, nous tablons sur 3.000 élus, 300 présidences de communes et une région au moins». Le «Maakoul» comme leitmotiv «Al Maakoul», littéralement, « le sérieux». En politique, est-il une vertu cardinale ou une denrée rare?
Un peu des deux, dira-ton. Du reste, c’est avec ce slogan, concis, efficace et fédérateur – espère-t-on du côté du PPS – que les candidats s’efforceront d’en appeler à la générosité du corps électoral.
Sollicité sur place par Médias 24, l’ex-porte parole du gouvernement, Khalid Naciri, nous livre son point de vue: «Nous avons choisi le sérieux comme symbole en ce qu’il résume en un mot la conviction profonde du citoyen marocain», lequel, selon lui, est le premier à pâtir du «déficit en sérieux» caractérisant la gestion de la chose publique. Il s’agit donc de mettre en avant cette valeur et de lui donner corps sur le terrain pratique. Tache qui incombe aux candidats qui, aux dires de Nabil Benabdallah, ont été sélectionnés à cet effet. En l’occurrence, le PPS semble vouloir miser sur des profils jeunes, ambitieux et travailleurs.

















