L’artiste peintre et écrivaine Khadija Bouchtia rend un… «HOMMAGE POSTHUME A ABDELKEBIR KHATIBI »
tout en couleur
En marge de « Parfum d’une fleur à tous les Jdidis de souche et d’adoption », voici l’allocution intégrante de l’artiste khadija Bouchtia qui révèle la raison de son désir, innocent et inné à la fois, de prendre sa plume et son pinceau pour mettre sur chevalet doukkali, sa première exposition « La couleur en expression »…Enivrez-vous de son encens !
Mes chers amis,
« Si j’ai fait appel à vous aujourd’hui, c’est que j’avais besoin de votre présence auprès de moi pour guider mes pas dans un chemin que j’ai récemment emprunté. Si je tiens à vous avoir à mes côtés c’est parce que j’ai dans le cœur le désir de partager avec vous cet évènement d’une importance capitale et qui, grâce à vous revêtira tout son éclat dans cet espace culturel apprentissage, mais il représente simplement une passerelle vers la vraie raison, celle de rendre hommage à mon cher cousin Feu Si Abdelkébir Khatibi au sein de cette galerie qui porte son nom et accorder toute son importance quant au choix de cet espace d’art face à la mer. J’exprime mes vifs remerciements aux autorités de la ville d’El-Jadida, au Ministère de la culture, à l’association des Doukkalas et à tous les jdidis, d’avoir eu l’idée de ce geste Ô combien solennel proportionnel à l’homme de culture qu’était Khatibi. Et je peux dire que le choix de ce lieu n’est pas fortuit car ceux qui connaissent bien l’écrivain savent que l’océan avait une place prépondérante dans sa vie et ce site le confirme bien. Son amour pour l’océan a dépassé les frontières et son ouverture sur le monde prend sa source ici-même. Aussi, son nom sera-t-il désormais et définitivement associé à l’histoire de Mazagan.
Mes chers amis,
Pour vous aussi je ne suis pas venue les mains vides. J’ai avec moi un présent à vous offrir. J’ai choisi à votre intention un encens et je fais appel à votre nez de connaisseurs pour humer, apprécier la senteur enivrante de ce parfum. »
Merci à vous, l’artiste peintre et écrivaine de faire renaitre des cendres de la culture en générale et celle des doukkala en particulier le nom de feu Abdelkrim Khatibi par cette belle allocution et l’encens de parfum de femme, aller osons le dire, qui a embaumé les cœurs du monde de la culture. Mon enivrement, à moi, de cet encens…et de voir une seconde exposition avec les œuvres littéraires d’Abdelkrim Khatibi et les vielles photographies de Mazagan en peinture de la spatule de Khadija Bouchtia afin de faire remuer l’océan de Sidi-Bouzid à Azemmour en passant par El Jadida où Khatibi aimait venir tant et tant de fois pour méditer et contempler, seul, la grandeur du Tout Puissant !


















