Sidi Bennour a de nouveaux parcs de loisir
Devant l’extension effrénée du béton et l’urbanisation de la province de Sidi Bennour à grande vitesse, l’importance des espaces verts et des jardins est de taille.
Les effets néfastes de la sédentarité, tels que la pollution, le stress, les vacarmes…ont touché les jardins, les squares et les espaces verts, puisque ces derniers remplissent, désormais, le rôle de poumon pour la ville, mais aussi de lieux de villégiature et de détente pour des habitants en quête de calme et d’air frais..
C’est d’ailleurs cette tendance qui ne cesse de donner à la ville une particularité et de la distinguer des autres villes du Royaume. De par le climat continental et la température élevée surtout en été, il était donc nécessaire de doter la ville de jardins et d’espaces verts susceptibles de tempérer le climat et d’offrir un peu d’ombre et de fraîcheur aux zones limitrophes.
Si durant la saison printanière ces espaces verdoyants sont investis dès les premières heures de la matinée par des visiteurs de tout âge, qui y viennent partager de bons moments, évoquer leurs soucis quotidiens ou encore feuilleter tranquillement un journal loin du vacarme et de l’agitation des boulevards, en été ce n’est pas le cas, puisque ces espaces demeurent presque abandonnés durant toute la journée et ne connaissant de grande affluence que vers le soir, avec la chute de la chaleur.
L’urbanisation » de la ville ocre n’est pas sans avoir des répercussions sauvage « directes sur ces lieux, d’où, ont-ils estimé, la nécessité d’assurer leur gestion, et ce à travers le recours à l’expérience de sociétés : offrir aux habitants et aux spécialisées dans ce domaine. Objectif visiteurs qui ne dispose pas de moyens suffisants pour fréquenter des lieux sélects (clubs), des espaces propres et verdoyants, dignes d’une ville qui se veut déjà locomotive du tourisme régionall.
Selon El Mostapha Draiss gouverneur de la province de Sidi Bennour, les ambitions de la ville sont encore plus grandes: «Nous ne sommes qu’au début d’un long processus».
Les actions d’aménagement menées par la province ont permis de préserver, de compléter et d’embellir ces espaces qui rivalisent aujourd’hui de beauté. «Il s’agit aujourd’hui de pousser davantage au développement du tourisme des jardins qui permettra à la ville de se doter d’une autonomie à la hauteur de sa réputation de destination touristique à la mode.» Et d’ajouter: «Les jardins associés à un monument historique augmentent l’impact touristique.»
Les exemples de jardins Zerktouni,cité PAM « avec parc de jeux et fontaine et Parc urbain de Sidi Bennour « avec 2 piscines » très bien entretenus et mieux gérés n’y manquent pas. A ce niveau, on peut citer les jardins érigés, pour le bonheur des visiteurs, en un Parc municipal après son entretien et son aménagement par la province de Sidi Bennour pour la protection de l’Environnement en partenariat avec le conseil urbain de Sidi Bennour.
Autres exemples étant les réaménagements des jardins de la grande mosquée Mohammed V et El Fath avec un terrain de pétanque, considérés actuellement comme des modèles en termes de propreté et de sécurité. Pour assurer davantage de confort dans ces espaces, nombre de visiteurs ont suggéré la mise en place de points de vente réunissant à la fois hygiène et salubrité au lieu de laisser le terrain à certains marchands ambulants qui fréquentent ces coins et saisissent l’occasion pour proposer leurs marchandises (amuse-gueule, glaces, jus, sandwichs…) sans le moindre respect des conditions d’hygiène et avec une grande marge de risque d’intoxications alimentaires.
C’est dire qu’une telle mesure permettra une meilleure organisation de ces espaces, la création de nouveaux emplois, la lutte contre l’informel et surtout, la préservation de la santé des consommateurs.
Et de poursuivre que ces familles font souvent leurs préparatifs, quelques jours avant de sortir pour N’zaha, en emportant tapis, instruments de musique et paniers bien garnis de vivres, notant qu’il s’agissait là d’une image de la joie de vivre des habitants.
Côté préservation de la nature, l’organisation de campagnes de sensibilisation auprès des populations pour leur démontrer l’importance de ces jardins, demeure indispensable. Il serait souhaitable de les convier à contribuer au maintien de la propreté de ces havres de paix et au respect de la nature par un simple changement de comportement et davantage de civisme.
Une action non moins importante concerne la régénération de la palmeraie de Sidi Bennour, notamment avec la mise en place sur plusieurs ha d’une pépinière communale d’une production annuelle de centaines de plants et la plantation de centaines palmiers et les différents espaces verts de la ville. Les efforts en vue de la préservation de l’environnement à Sidi Bennour sont énormes et menés d’arrache-pied, encore faut-il faire montre de beaucoup de rigueur en vue de réaliser l’équilibre entre les pressions engendrées par une urbanisation galopante et la satisfaction des besoins de la population en termes de création d’espaces, de détente et distraction.
Toutefois, la fréquentation de tels espaces soulève logiquement la question de savoir s’ils sont très bien équipés en termes de confort et surtout de sécurité, sachant que ces endroits sont d’habitude fréquentés par des délinquants qui y trouvent refuge pour s’adonner à des activités illicites ou à des actes outranciers.
Abdelkader Belcadi

















