Published On: sam, Oct 25th, 2025

Essaouira: Festival des Andalousies Atlantiques

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Vingt années… Vingt années de musique, de rencontres et de mémoire partagée. Depuis
2003, le Festival des Andalousies Atlantiques fait vibrer les pierres d’Essaouira au souffle
des musiques andalouses judéo-arabes, célébrant la rencontre et le dialogue entre cultures et
religions millénaires, en particulier entre l’Islam et le Judaïsme. Dans un monde en quête de
repères et de mémoire, Essaouira a choisi de rester fidèle à son histoire et à son esprit
d’ouverture.
Du 30 octobre au 1er novembre 2025, cette 20ᵉ édition se veut un manifeste de fidélité et
d’ouverture. Fidélité à cette Essaouira, ville-monde, ouverte à toutes les musiques du
monde. Ouverture à un monde qui a besoin d’exemples vivants de coexistence, de paix et de
fraternité. À Essaouira, les cordes s’accordent comme les cultures, et chaque note devient un
pont.  Pour ce vingtième chapitre, le festival se transforme en véritable carrefour musical et culturel,
réunissant des artistes venus des quatre coins du monde — chacun porteur d’un héritage
unique.
Cette édition rend hommage aux grandes voix juives du Maghreb, celles qui ont fait vibrer des
générations entières à travers des mélodies intemporelles. De Samy El Maghribi à Salim
Halali , de Esther Elfasi à Reinette l’Oranaise, de Lili Boniche à Line Monty, de Cheikh El
Afrite à Cheikh Mwijo ou Blond-Blond, ces artistes ont su mêler l’arabe, l’hébreu, le français
et le judéo-arabe pour chanter l’amour, la nostalgie et la joie de vivre.
Leurs chansons, nées entre les ruelles d’Alger, de Tunis, de Casablanca ou d’Oran,
appartiennent aujourd’hui à tout le Maghreb. Car il est parfois difficile de dire qu’un air est
marocain, tunisien ou algérien : ces musiques voyagent, se transmettent et se réinventent sans
frontières, témoignant d’une mémoire partagée.

Pour honorer cet héritage partagé, Maxime Karoutchi, fils d’une famille originaire d’Essaouira
et gardien de ces traditions, accompagnera son orchestre pour redonner vie à ces refrains
intemporels, rappelant que la chanson maghrébine reste un véritable pont entre les peuples et
les âmes.
Après avoir célébré les trésors musicaux du Maghreb, qui voyagent et se transmettent sans
frontières, le festival ouvre désormais ses portes aux sonorités du monde. De l’Europe de l’Est
à la Méditerranée, chaque note devient une invitation au dialogue et à la rencontre : c’est ainsi
que la richesse des traditions moldaves, albanaises et balkaniques trouvera sa place à
Essaouira.
La richesse des traditions moldaves sera mise à l’honneur avec Anatol Eremciuc,
accordéoniste virtuose et compositeur, qui mêle tango, klezmer, forró et electro rumba.
Le violoniste Fatjon Guraj, venu d’Albanie, mêlera les sonorités folkloriques de son pays aux
influences contemporaines, créant un dialogue musical entre l’Europe des Balkans et le monde.
Le clarinettiste Safet Rushid, originaire de Macédoine du Nord, apportera la profondeur et la
chaleur des musiques balkaniques, tissant un pont sensible et virtuose entre traditions et
modernité.
Cap ensuite sur la Sicile avec Giulia Campana. Cette jeune artiste italienne, éprise du Maroc,
enchantera le public par sa maîtrise de la pizzica, danse envoûtante des Pouilles qui fascine à
travers le monde. Elle partagera également ses chants italiens et grecs interprétés avec
virtuosité, et offrira, en hommage à son pays d’adoption de cœur, de vibrantes reprises de
morceaux du répertoire marocain dont elle s’est éprise.
Le festival sera marqué par des rencontres inédites. Parmi elles, celle du guitariste flamenco
Melón Jiménez avec la flûtiste sino-japonaise Lara Wong et le percussionniste indien
Chaitanya Natu, qui apportera sa maîtrise du tabla et ses rythmes novateurs, créant un
dialogue musical unique entre flamenco, musiques traditionnelles et contemporaines.
Et pour parfaire ce voyage aux racines du flamenco, Essaouira accueillera Jerónimo Maya,
légende vivante de la guitare et héritier du mythique Ramón Montoya. Reconnu dès l’enfance
comme un prodige, son jeu virtuose et habité fait vibrer l’âme du flamenco le plus pur. Sa venue
à Essaouira promet un moment d’exception où l’esprit andalou rencontrera la liberté du vent
souiri.
Autre moment fort de cette édition : le concert intimiste du Rabbin Marc Marciano et de Fayçal
Benhaddou, juif et musulman, amis unis par leur amour pour le patrimoine marocain. Pendant
une petite heure, ils inviteront le public à partager quelques extraits de Noubat Al Ouchaq, tout
en laissant place à un répertoire surprise. Marc et Fayçal chanteront à tour de rôle en arabe et
en hébreu, deux langues cousines qui se répondent comme des échos fraternels. Entre leurs
voix se tisse le judéo-marocain, ce trait d’union musical qui les rapproche plus qu’il ne les
sépare, célébrant la marocanité, la joie et la convivialité. Un concert où traditions, émotions et
souvenirs se mêlent, offrant au public un moment lumineux et inoubliable, reflet vivant de la
convivencia chère à Essaouira.
À ces rencontres s’ajoutent celle du guitariste Dan Ben Lior et de la percussionniste Nasrine
Rahmani, aux côtés des musiciens Diego Guerrero et Pablo Baez, démontrant comment la
musique peut réunir des horizons très divers. Ces artistes, portés par le souffle de la création et
la force du dialogue, trouvent au Maroc, terre d’ouverture et de métissage, une scène à la
hauteur de leur talent.
Ici, à Essaouira, la musique devient langage universel, passerelle entre les peuples, refuge des
sensibilités que les politiques peinent à rapprocher. Là où les discours s’épuisent, les notes

s’entendent. Là où les frontières s’érigent, les rythmes s’enlacent. Et quand ces artistes se
rencontrent, c’est le monde tout entier qui respire un peu mieux.
À Essaouira, nous n’oublions jamais nos Marocains résidant à l’étranger, véritables
ambassadeurs de notre culture et de notre mémoire. Fils du Maroc et adoptés par l’Espagne,
Mohamed Ayoub et Ali Damoun seront présents à cette édition, portant avec fierté les
couleurs d’un Maroc ouvert, généreux et inspirant. Leur participation illustre combien le
patrimoine musical marocain continue de rayonner bien au-delà de ses frontières, tissant des
liens vivants entre les diasporas et la terre natale.
Grâce au précieux soutien de notre partenaire de longue date, la Fondation des Trois
Cultures, le festival accueillera Tierra Bendita, création du Ballet Flamenco de Andalucía
placée sous la direction de la chorégraphe Patricia Guerrero, qui conjugue avec grâce tradition
et modernité à travers les chants et danses emblématiques d’Andalousie.
Par ailleurs, avec l’appui de l’Ambassade d’Espagne à Rabat, nous aurons l’honneur de
recevoir le guitariste flamenco Alberto López, qui a partagé la scène avec des figures
majeures telles qu’Estrella Morente, Arcángel ou encore Tomatito. Son art viendra illuminer de
virtuosité la célébration de ce 20ᵉ anniversaire.
Pour la première fois sur la scène d’Essaouira, Souhaila Sahraoui nous invite à un voyage
musical unique, entre héritage et modernité. Avec toute la sensibilité et l’émotion qui
caractérisent son art, elle revisite le melhoun et ses qsaïd, offrant au public une soirée riche en
nuances et en poésie.
Dans la continuité de cette exploration des traditions musicales marocaines, Dalila Meksoub,
que nous avons eu le plaisir d’accueillir lors de la précédente édition, transportera le public
dans l’univers raffiné du gharnati judéo-marocain, offrant un précieux aperçu des trésors du
patrimoine musical marocain.
Bien évidemment, les Andalousies, c’est avant tout la musique Al-Ala. Cette année, le festival
connaîtra la participation de l’Orchestre Mohamed Larbi Lamrabet
Pour célébrer les 20 ans du Festival, l’Orchestre Mohamed Larbi Lamrabet de Tanger, dirigé
par Mohamed Laroussi et présent pour la première fois à Essaouira, partagera la scène avec la
voix envoûtante de Hanae Touk, fille de Dar Dmana. Ensemble, ils offriront une soirée placée
sous le signe de l’émotion et de la générosité, explorant un répertoire d’exception allant des
grands classiques de l’« al-Ala » aux incontournables du chaâbi d’Abdessadek Chekara — un
pont musical entre tradition et fête.
Pour parfaire cette rencontre, quelques-uns des meilleurs musiciens du Maroc, dont ceux
d’Essaouira, rejoindront l’orchestre de Tanger pour une véritable symphonie nationale.
La jeunesse prendra ensuite le devant de la scène : Hicham Dinar, Dalila Meksoub et Souhaila
Sahraoui, jeunes talents marocains prometteurs, nous feront voyager à travers des répertoires
variés, témoignant avec éclat que cette musique vit, se transmet et s’enrichit partout au Maroc.
Ahmed Guendouz et son orchestre feront vibrer la scène d’Essaouira avec un concert 100%
chaâbi, chgouri et issaoui, promettant une ambiance festive digne des Andalousies
Atlantiques. Guitariste marocain de renom, Ahmed Guendouz accompagne depuis vingt ans
les plus grands noms de la chanson marocaine, à la télévision comme sur les scènes des
festivals les plus prestigieux au Maroc et à l’étranger. Sa maîtrise exceptionnelle de la
musique marocaine dans toutes ses formes fait de chaque concert une rencontre intime et
inoubliable avec le patrimoine vivant.
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Pour clore en beauté cette édition anniversaire célébrant 20 ans de mémoire et de musique
partagée, le public découvrira pour la première fois Faysel Benhaddou, un artiste
talentueux qui rejoint la scène aux côtés de la divine Raymonde El Bidaouia. Chanteuse
d’exception et diva incontestée du festival, Raymonde illumine la scène par sa présence
charismatique, son élégance et sa beauté. Son sourire radieux, son humour irrésistible et sa
complicité avec le public créent une ambiance électrisante : dès qu’elle chante, impossible de
rester assis, impossible de résister à l’envie de danser. Avec Faysel Benhaddou, elle promet
un final inoubliable, une explosion de joie, de rythme et de charme, rappelant à tous pourquoi
les Andalousies Atlantiques ne seraient pas les mêmes sans elle.
Quand la nuit tombe sur Essaouira, notre festival revêt sa dimension la plus spirituelle et
profonde. Chaque soir, lorsque minuit sonne à Dar Souiri et que la ville s’apaise, les voix des
maîtres des grandes zaouïas d’Essaouira s’élèvent. Gardiens d’une tradition séculaire, ils
éveillent l’âme par leurs chants, prières et invocations mystiques, invitant chacun à un voyage
intérieur au cœur du soufisme marocain.
Cette année, vendredi et samedi seulement, sous le ciel d’Essaouira — là où se tissent
depuis toujours les fils de la mémoire et de la coexistence — s’élèvera une soirée d’exception.
Les Baqqachot et les Amdah, chants de ferveur et d’espérance, mêleront langues et émotions :
l’arabe et l’hébreu se répondant comme deux rives d’une même histoire. Les Paytanims de
Casablanca et les Madihyine d’Essaouira uniront leurs voix pour rappeler que la musique n’a
jamais connu de frontières ici. Elle parle au cœur, raconte le vivre-ensemble, célèbre la lumière
que nous partageons. Et vous aussi, si vous aimez chanter, venez prêter votre voix à ce chœur
fraternel : Essaouira résonnera alors — au rythme de la paix, du respect et de l’amitié.
Mais parce qu’un festival reste avant tout une fête, ces deux soirs verront encore un moment
populaire et fédérateur : la reconstitution d’un mariage souiri — le Tedraz. Après minuit, à Dar
Souiri, le public est invité à revivre cette tradition joyeuse du patrimoine immatériel d’Essaouira.
Sous la direction des Jeunes Haddarates d’Essaouira, présidées par Hajja Latifa
Boumezzough, cette tradition retrouve toute sa vitalité et rappelle l’importance du patrimoine
vivant et de la transmission.
Le public, invité d’honneur de ce mariage, sera convié à participer pleinement à la fête. Et pour
les femmes d’Essaouira et d’ailleurs : préparez vos youyous ! Car ces nuits-là, c’est toute la
ville qui célébrera l’esprit du Tedraz.

Les lieux du festival
En attendant que le festival grandisse et célèbre un jour ses concerts dans 20 lieux différents, la
ville vibrera au rythme de ses lieux emblématiques : Dar Souiri, la salle Al Massira et Bayt
Dakira. Trois lieux seulement, mais assez de magie pour donner l’impression que toute la ville
chante à l’unisson.
Un produit 100 % souiri
Le Festival des Andalousies Atlantiques est un produit 100 % souiri, pensé, porté et signé par
l’Association Essaouira Mogador, témoin de la force créative et de l’engagement de la ville
pour le dialogue interculturel.
Un esprit unique, qui fait la différence
Ce qui distingue le Festival des Andalousies Atlantiques, c’est avant tout son âme : une
équipe soudée, animée par l’amour, la passion et la conviction que la musique peut rapprocher
les êtres humains. C’est l’ambiance fraternelle qui unit organisateurs, bénévoles et artistes, cet
esprit de grande famille qui, depuis vingt ans, fait battre le cœur du festival et lui donne une
chaleur et une authenticité incomparables.
Gratitude et continuité
« Cette édition est celle de la gratitude » : gratitude envers l’équipe qui travaille dans
l’ombre avec passion et amour pour donner le meilleur ; gratitude envers les artistes pour leur
générosité, envers les partenaires pour leur confiance, et envers le public qui, depuis vingt
ans, a fait du festival un espace vivant de beauté, de dialogue et d’unité.
Du frisson d’une première note à la ferveur d’une ovation, le Festival des Andalousies
Atlantiques continue d’écrire une histoire collective et universelle, célébrant le lien sacré entre
les peuples et les religions, et rendant hommage à l’héritage pluriel du Maroc.

 

Pour toute demande d’interview, de visuels ou de renseignements complémentaires concernant
un concert ou un artiste, veuillez contacter:
Madame Kaoutar Chakir Benamara
Direction artistique
Tél. : +212 661 79 32 36
Email : kaoutarchakir@gmail.com
10, RUE DU CAIRE « DAR SOUIRI » ESSAOUIRA – ROYAUME DU MAROC
TÉL : +212 524 47 52 68 FAX: +212 524 47 34 05 E-MAIL: SECRETARIAT@ESSAOUIRAMOGADOR.ORG
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