Disparition du mazaganais Jean-Marie Bureau
Par Mustapha Jmahri

De père Français et de mère marocaine, Jean-Marie Bureau décédé à Genissac (France) le 3 novembre 2020, est un enfant de Haouzia où il est né en juillet 1953.
Son père, Claude Bureau, était agriculteur et exploitait la propriété dite « Ferme Santa Maria » à la sortie d’El Jadida vers Casablanca. Cette exploitation se situait à Haouzia juste après l’hippodrome sur la route menant au phare sidi Masbah. Son père cultivait notamment l’artichaut et la tomate côtelée d’hiver qu’il exportait autrefois vers la France dans les années 1960 et 1970.
Claude Bureau a vécu à Haouzia plus de 60 ans. Il avait suivi ses parents à El Jadida en 1940. Et, à 22 ans, le 3 février 1947, il s’est marié à Ksar es Souk avec Fatma bent Mohammed de la tribu des béni Yazgha, elle était alors âgée de 16 ans.
Leur fils Jean-Marie était le cinquième de la fratrie. Devenu adulte, il a quitté le domicile familial, tous comme ses frères et sœurs pour regagner la France. Les enfants n’ont jamais pu convaincre leurs parents de les rejoindre, tant était fort leur attachement à la terre.
Jean-Marie imprégné par une double culture franco-marocaine, venait souvent en visite à El Jadida pour revoir les lieux de son enfance et se recueillir sur les tombes de ses parents. Je l’ai rencontré lors de sa dernière visite dans cette ville en compagnie de son épouse Anne-Marie Bureau en août 2019. Notre conversation se déroulait en français et en arabe qu’il maîtrisait parfaitement. Il était très content du texte que j’ai consacré à son père que personnellement j’avais connu. Ce texte intitulé « Claude Bureau, agriculteur à Haouzia » a été publié dans mon livre El Jadida, fragments de vie paru dans la série des Cahiers d’El Jadida en août 2020.
Puisse l’âme de Jean-Marie reposer en paix.
jmahrim@yahoo.fr
Légende photo : Anne-Marie et Jean-Marie Bureau, printemps 2019
















