Published On: lun, Nov 17th, 2014

Réda Dalil :un jeune écrivain du XXIème siècle

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Dans le cadre de la politique de développement culturel et artistique, l’Institut Français d’El Jadida, a organisé le vendredi 14 novembre 2014, une grande rencontre littéraire dans une salle archi comble par un public bigarré par sa culture et son âge. La directrice, madame Elisabeth du Breil de Pontbriand, directrice de l’institut ,a inauguré cette belle rencontre par un compte rendu motivant de l’œuvre de l’auteur ’’le Job’’ .Son exposé relate la spécifié du roman en question en tant qu’œuvre enrichissante de la littérature marocaine d’expressions françaises, puis elle a cédé la parole au professeur animateur Abdelali Errehouni,.Celui-ci, a axé son animation et son discours sur les caractéristiques de la littérature du roman ,à savoir son style d’écriture, la narration romanesque adoptée et la psychologie des personnages du roman. Cette animation fut entrecoupée par des interventions de l’auteur Réda Dalil, pour justifier certains choix fictifs et stylistiques qui ont prévalu dans l’œuvre.. A travers ses explications, l’auteur a fait preuve d’un jeune écrivain très prometteur qui manie de main de maitre la langue de Molière.

L’auteur, a de surcroit, su choisir une thématique rarement relevée dans le roman marocain.

Par sa modestie et sa franchise, Réda fait preuve d’un jeune écrivain qui a la verdeur de la jeunesse et la verve de l’écriture littéraire.

Le roman en question, cadre parfaitement avec les problématiques du siècle et les ennuis de l’emploi de la jeunesse.

La mondialisation de nos jours, a certes permis certains progrès , mais elle a généré malheureusement beaucoup de problèmes sociaux, économiques et culturels. La jeunesse actuelle, est entrainée malgré elle, à s’adapter à un monde en perpétuel changement fondé sur le toujours plus, le toujours plus haut et le toujours plus vite. Le facteur économique est devenu prédominant dans tous les secteurs, de la vie ce, à l’échelle mondiale.

Monsieur Réda Dalil, par son roman le Job, a sonné l’alarme à notre jeunesse qui a commencé à sombrer dans le désespoir ravageur.

Le héros principal du roman ‘’Rhali Habchi’’ nous décrit le gouffre dans lequel il s’est retrouvé après avoir perdu son travail. D’ailleurs dans le monde des finances, il suffit d’une simple maladresse ou d’une bévue futile pour qu’un cadre soit viré à tout moment..

Pour trouver du travail de nos jours, il faut batailler comme un Sisyphe opiniâtre et tenace..

L’auteur exprime ce sentiment de déception et d’amertume par cette phrase très expressive :

‘’Moi, j’ai passé 8 ans de ma vie à bouffer des chiffres et à étudier puis exercer le métier de financier et aujourd’hui, je suis juste un paumé frappé de plein fouet par la crise’’.

‘’Quand on est dans la mouise, le jour où un bienfaiteur vous met de l’argent entre les mains, cet argent, on le cajole, on en tombe amoureux, on en prend soin, on sort un calepin, on fait un budget, on gère on traque ses dépenses, on comptabilise ses moindres centimes.’’

Le lecteur attentif du roman ‘’le job’’ aura certainement l’impression vivace de lire un roman qui s’apparente au style d’Emile Zola dans son œuvre magistral ‘’l’Argent’’.

En définitive, le ‘’Job’’ de Réda Dalil, est digne du mérite du ‘’prix de la Mamounia’’.Il fera date dans la littérature marocaine d’expressions françaises qui est devenue incontournable comme patrimoine culturel national .Nous suggérons sincèrement aux responsables pédagogiques d’introduire cet œuvre dans le programme des études littéraires..

Nous souhaitons finalement à Réda Dalil qu’il persévère dans sa lancée prolifique et à l’Institut français de continuer à rester un flambeau pour l’encrage de l’Art et de la Culture dans notre ville et dans notre pays.

 

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